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Hôpital Auxiliaire 73

Hôpital Auxiliaire 73

Création théâtrale


Le Paradis des Blessés.

Publié par Philippe Eretzian sur 25 Novembre 2014, 08:59am

Catégories : #Ecriture

Titre de la pièce et celui du deuxième tableau (1915), le Paradis des Blessés est le nom donné par les convalescents à l'hôpital auxiliaire Smith-Champion. C'est aussi le nom donné au journal de l'hôpital dans lequel les soldats écrivaient des poèmes ou des charades, dessinaient et décrivaient leur séjour dans l'hôpital. Madeleine y contribuait aussi.

Le terme "Paradis des Blessés" peut apparaître incongru dans ce contexte de guerre meurtrière et interminable mais il reflète bien à la fois le cadre majestueux et harmonieux dans lequel les poilus évoluaient et l'esprit de fraternité dans lequel ils baignaient.

Les soldats ne voulaient plus repartir au front après un séjour au 14-16 rue Charles VII. Madeleine n'osait pas les renvoyer s'occupant de chacun d'entre eux comme de ses propres enfants. C'était le Paradis pour les soldats blessés mais cela devint très vite l'enfer pour Madeleine qui submergée par les tâches administratives croissantes, voit ses projets d'artiste-peintre s'évanouir.

Dans ce tableau, nous rencontrons le tirailleur tunisien auquel toute la maisonnée s'attache et que Madeleine retient chez elle pour ne pas le renvoyer sur le front. Nous ferons aussi la connaissance d'un autre soldat, dénommé Bacchus par ses camarades pour son penchant immodéré pour l'alcool, d'une jeune femme d'origine italienne, modèle de Madeleine qui s'incruste à l'improviste dans la propriété pour finir un tableau de nu qu'elle avait commencé avant la guerre, un vice-amiral -ex ambassadeur de France en Russie- qui vient faire une visite d'inspection surprise...

Porte d'entrée du  Paradis (au 16). Le vestibule puis en arrière fond le parc qui descendait alors jusqu'aux bords de Marne.

Porte d'entrée du Paradis (au 16). Le vestibule puis en arrière fond le parc qui descendait alors jusqu'aux bords de Marne.

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